Pas d’envergure

Aucune équipe municipale n’a eu suffisamment d’envergure pour prendre en main une vision à long terme de la commune. On a eu l’impression d’une suite de bricolages sans projet global.

Les différents maires depuis 1950 :

mairesLoctudy

A Loctudy, c’est la droite, m’a t-on dit quand je suis arrivé ici dans les années 70.  Lorsque nous avons monté une liste de gauche à cette époque un vieux Loctudiste m’a même dit « Vous avez du courage, car ici on mettrait un cheval avec une étiquette de droite, c’est le cheval qui serait élu !« . Effectivement l’ambiance politique n’était pas la même que dans les communes voisines qui elles pouvaient élire des maires progressistes. C’est sans doute lié à l’histoire ultérieure de Loctudy avec ses grandes familles riches d’armateurs et de propriétaires de manoirs.
Le sabre et le goupillon.
En 1939 une quarantaine de familles de républicains espagnols exilés ont été accueillies au Guilvinec (4000 dans le Finistère). Par contre à Loctudy il a fallu l’intervention du préfet pour que des réfugiés soient accueillis au domaine du Dourdy, le maire réactionnaire De Penfentenyo ayant refusé.

Un article du journal Le Télégramme à ce sujet publié en 2019

Voir également la page Municipales à Loctudy


Cela s’est vu également durant la 2e guerre mondiale où les principaux foyers de résistance en Pays Bigouden se trouvèrent à Lesconil, Tréffiagat, Guilvinec…
Voir à ce sujet www.bigouden1944.wordpress.com recueil de documents sur la Résistance en Pays Bigouden (à compléter d’ailleurs si vous voulez y apporter des éléments supplémentaires).
Il est d’ailleurs peu glorieux qu’une famille de résistants très actifs, ayant aidé des aviateurs américains à fuir l’occupant en 1942 et leur ayant sauvé la vie, ne soit pas honorée sur la commune. Noël Arhan et sa mère Estelle, qui tenait l’Hôtel Arhan à Loctudy, n’ont même pas un nom de rue !

www.bigouden1944.wordpress.com/tag/arhan-noel/

L’environnement
C’est dans le domaine de l’urbanisme que l’action de Sébastien Guiziou fut la plus attaquée, notamment au cours de la campagne électorale de 1977.
D’ailleurs les écologistes lui attribuèrent le « Prix Chardon ».

Il est significatif que lors du conseil municipal de janvier 1977, la demande de subvention de la Société pour la protection de la nature ait été rejetée à l’unanimité, l’un des conseillers a ajouté : «  ils nous attaquent assez ! « . C’est un aveu…
A ce même conseil, le maire dit : «  plus il y a de maisons, plus il y a de matière imposable « . C’était en effet toute une politique : partout et n’importe comment.
(cf journal Le Travailleur bigouden n°65)

On lui a reproché d’urbaniser la commune de façon anarchique.  Autre critique : il laisse construire sur les dunes. Là encore, M. Guiziou expliquait que la municipalité n’ayant pas les moyens d’assurer la sécurité des dunes, ce sont les gens qui y construisent qui assurent eux-mêmes la protection. « La sécurité passe avant l’écologie ». Piètre raisonnement. D’ailleurs la suite a montré que son raisonnement ne tenait pas.
33 ans de règne de M Guiziou, ce fut long… Il en reste des traces !
Cela correspond à la casse-braderie du littoral de la commune.

Que serait devenu le littoral bigouden si les élus de Treffiagat, Penmarc’h, Plobannalec-Lesconil, Guilvinec, s’étaient conduits de la même façon ?
Heureusement pour nous il y avait là bas des gens beaucoup plus responsables.

Difficile ensuite de rattraper les dégâts, certains étant irréversibles.
Mais il aurait quand même été possible d’atténuer les choses, de réparer un peu, et de ne pas continuer…
Gestion de la commune
Au lieu de cela on a ronronné. Gérer une commune ce n’est pas seulement équilibrer la colonne recette avec la colonne dépense, cela plein de gens savent le faire.
C’est aussi, et surtout, envisager l’intérêt de ses habitants, de tous ses habitants et de leur environnement, et concevoir un avenir, un projet global, avec de l’envergure…

C’est aussi tenir compte des conditions de vie des Loctudistes. Il y a chez nous également beaucoup trop de gens en grande difficulté (voir la rapide augmentation des aides demandées au Secours Populaire). On peut répondre que c’est un problème national. Mais dans ce cas pourquoi nos équipes municipales soutiennent les politiques nationales et européennes qui conduisent à cela depuis des décennies ?
En tous cas il est scandaleux de le nier, comme le faisait le maire M Piété lors d’un conseil municipal, en osant affirmer : « Il n’y a aucune différence sociale à Loctudy« . Non, entre ceux qui paient l’impôt sur la fortune et ceux qui vivotent avec rien, c’est la grande fraternité ! Votons pour ceux qui protègent les premiers et nions l’existence des autres.